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SECURITE PRIVEE

Depuis les attentats de 2015, l’Etat et la force publique s’appuient davantage sur les agents de sécurité du privé. Dans la perspective de créer un continuum de sécurité, les acteurs du privé mettent au jour un secteur éclaté et hétérogène que le Cnaps (Conseil national des activités privées de sécurité) entend bien réglementer.

Les 5èmes Assises de la sécurité privée ont eu lieu le 5 février. Ce fut l’occasion pour Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, d’annoncer la nomination d’une mission parlementaire chargée de réfléchir au renforcement de la coopération entre acteurs publics et privés de sécurité. Ainsi Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot conduisent-ils les travaux nécessaires. Objectif : concevoir un continuum de sécurité. A savoir un partenariat étroit entre les forces de police et de gendarmerie (250 000 effectifs), les polices municipales (21 000 agents) et le secteur de la sécurité privée (160 000 salariés).En clair, il s’agit de redéfinir la répartition des tâches entre ces forces et, pour la première fois, définir une doctrine d’emploi de la sécurité privée en France. « La mission proposera des évolutions législatives et d’une manière générale toute mesure permettant, par la modernisation des modes d’action respectifs et leur adaptation aux menaces actuelles, de renforcer notre capacité à prévenir, protéger et intervenir au bénéfice de la sécurité des Français », a assuré Gérard Collomb dans un communiqué.

De nouveaux périmètres de protection

Faire collaborer les forces publiques et la sécurité privée de façon plus étroite, pour que chacun se trouve dans son pôle d’expertise, telle est la volonté de l’Etat.

La réflexion de tous les acteurs du secteur porte actuellement sur le champ et les conditions d’intervention des agents de sécurité privée. Plusieurs évolutions législatives ont, par ailleurs, entériné le renforcement de leur rôle. La loi du 30 octobre 2017 a, par exemple, institué les périmètres de protection. Ainsi le préfet peut-il créer, par arrêté d’un mois (renouvelable), un périmètre de protection afin d’assurer la sécurité d’un lieu ou d’un événement exposé à un risque d’acte de terrorisme. Pour accéder ou circuler au sein de ces périmètres, des palpations de sécurité, inspections visuelles, fouilles des bagages et visites de véhicules peuvent être mises en œuvre, avec le consentement des personnes concernées. « L’arrêté peut prévoir que les forces de sécurité publique soient assistées par des agents privés de sécurité, placés sous l’autorité d’un officier de police judiciaire, explique la direction du Conseil national des activités privées de sécurité. Ces agents de sécurité, titulaires d’une carte professionnelle, peuvent exclusivement procéder à des palpations de sécurité, à l’inspection visuelle et à la fouille des bagages. »

L’armement des agents de sécurité

L’armement des agents de sécurité fait couler beaucoup d’encre. « Pourtant, la sécurité privée avait déjà le droit d’être armée sur les navires ou dans le cadre du transport de fonds », rappelle la direction du Cnaps. L’armement est ainsi étendu aux agents de surveillance et de gardiennage, aux agents de protection physique des personnes et à ceux d’une nouvelle activité : la surveillance renforcée. « Celle-ci ne peut s’exercer qu’après notre autorisation pour l’entreprise (autorisation d’exercice), ses dirigeants et associés (agrément) et pour ses agents (carte professionnelle). Par ailleurs, chaque mission devra être autorisée par le préfet du département. L’exercice de cette activité est exclusif de toute autre activité. Le Cnaps sera d’une extrême vigilance à cet égard. » L’ensemble des centres de formation aux activités armées et des missions de sécurité privée armée seront contrôlés. La délivrance d’une carte professionnelle aux agents souhaitant exercer cette activité fera l’objet d’une enquête de moralité stricte, avec des critères de délivrance particulièrement exigeants.

Mais rien n’est encore acté. La loi devra être mise en œuvre par des arrêtés publiés courant 2018. Ce dispositif juridique ne concernera, selon Pascal Pech, président du Syndicat national des entreprises de sécurité (Snes), qu’entre 1% et 3% des 160 000 agents de sécurité privée. « Il ne s’agit pas d’une mesure demandée par les syndicats mais nous comprenons la volonté de l’Etat de créer un maillage plus important d’agents disposant de capacités de riposte. » Mais attention, il ne s’agit pas de transformer ces agents en policiers. « Il faudra disposer d’une autorisation préfectorale, poursuit Pascal Pech. D’autant qu’armer des agents peut se révéler très contraignant pour les entreprises, en termes de formation et de conservation des armes par exemple. »

Un secteur fragile

D’un côté, la sécurité privée voit ses missions étendues et déploie de gros efforts d’innovation, notamment sur l’utilisation de drones, de robots, d’aide à la décision électronique ou encore d’analyse vidéo. D’un autre côté, elle rencontre une baisse de la valorisation de ses prestations. « Les prix sont construits autour d’un coût de revient horaire, déplore Pascal Pech. C’est nier la valeur ajoutée de la prestation. Tous les efforts d’encadrement, de qualité, de formation, de professionnalisation de nos agents ne sont pas valorisés au juste prix. » En cause également, les entreprises peu scrupuleuses à la recherche de volume et de profits à court terme, sans qualité associée. Car ce secteur qui ne compte pas moins de 9 000 entreprises, dont les deux-tiers sont unipersonnelles, ne se caractérise pas par son homogénéité. « Dumping et low-cost renvoient une image négative du métier et contribuent à tirer les prix vers le bas », argue le président du Snes. C’est d’ailleurs pour cette raison que ce syndicat souhaite la mise en place d’une caution financière, comme préalable à l’autorisation des sociétés de sécurité privée par le Cnaps. Il s’agit de s’assurer que les sociétés de sécurité privée auront des capacités financières et économiques suffisantes pour respecter l’ensemble de la réglementation en vigueur.

Encadrer, structurer, professionnaliser

Pour Claude Tarlet, président de l’Union des entreprises de sécurité privée et de la Fédération française de la sécurité privée, les entreprises ont su démontrer leur capacité à répondre efficacement et rapidement à l’ensemble des missions qu’elles se sont vu confier dans le cadre de la législation en vigueur. En témoigne la croissance du secteur en volume, de plus de 10% entre 2015 et 2016. « Mais elle cache une dégradation des résultats économiques des entreprises. Le secteur a notamment largement fait bénéficier ses clients des effets du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Cela a pu aider les clients à supporter la croissance des effectifs. Mais ces efforts tarifaires ne peuvent pas s’inscrire dans la durée. » Les clients, publics comme privés, doivent donc se préparer à une hausse des prix.
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« Collectif Urgence Sécurité »

Les plus grosses sociétés de sécurité sonnent l’alarme et créent »Collectif Urgence Sécurité »

Les sociétés de sécurité privée qui emploient plus de 150.000 salariés sont un maillon clé et reconnu de la sécurité de la Nation. Depuis plusieurs années maintenant, elles font face à des exigences nouvelles sous l’effet notamment de la pression terroriste et du renforcement des mesures sécuritaires dans le cadre du continuum entre sécurité publique et sécurité privée souhaité par le ministère de l’Intérieur. Ces obligations nouvelles nécessitent des investissements significatifs. A titre d’exemple, le renouvellement obligatoire des cartes professionnelles, et l’organisation de stages de maintien et d’actualisation des compétences (MAC) ont déjà coûté 30 millions d’euros par an à la profession.

Parallèlement, les entreprises ont vu leurs marges s’écrouler quand le secteur présente pourtant une croissance de plus de 2,5 % par an.

La sécurité est aujourd’hui un enjeu de société qui doit tous nous mobiliser. Malheureusement, nous, entreprises de sécurité privée, sommes trop souvent face à certains donneurs d’ordre trop nombreux qui ont tendance à privilégier uniquement la question du coût et exercent une pression insoutenable sur les prix. Consécutivement nous sommes confrontés à la concurrence de sociétés qui ne respectent ni le code de sécurité intérieure ni les réglementations sociales et fiscales.

Disons-le clairement : aujourd’hui, pour assurer notre mission et répondre aux exigences des clients, pour permettre à notre personnel, agents et encadrants, de monter en compétences – en un mot, pour faire notre travail –, nous avons besoin de moyens dont nous ne disposons plus. Depuis le 1er janvier dernier, la perte de 1 % du CICE est venue encore aggraver la situation en entraînant un nouveau surcoût annuel de plus de 30 millions d’euros.

Les syndicats professionnels ont alerté maintes fois sur la situation d’urgence dans laquelle se trouve notre profession. Mais ces alertes sont restées lettre morte du fait de l’émiettement de la représentation patronale. Aujourd’hui, nous avons décidé de créer le collectif Urgence Sécurité pour agir et porter trois combats prioritaires.

En premier lieu, la mise en place réglementaire d’une caution de garantie financière afin de mettre un terme à la concurrence déloyale d’entreprises qui se créent par effet d’aubaine alors qu’elles ne présentent pas de garanties suffisantes en fonds propres et sont souvent loin d’être exemplaires dans leurs pratiques sociales et fiscales.

Ils demandent également l’interdiction de la sous-traitance en cascade, action impossible à ce jour sans modification de la loi. Celle-ci est nécessaire pour faire la transparence sur la responsabilité de chaque acteur de la chaîne.

Ils demandent enfin, que soient fournis au Conseil national des Activités privées de Sécurité (CNAPS) plus de moyens juridiques pour lutter contre les pratiques de dumping. Il faut encadrer voire sanctionner les donneurs d’ordre et prestataires qui adoptent ce type de pratique et dénoncer publiquement ces agissements pour ainsi les prévenir.

Leurs collectif se donne pour mission de rassembler la profession et de parvenir à l’unification de nos deux syndicats représentatifs pour reconstruire la crédibilité à long terme de nos métiers. Il fonctionnera comme une plateforme collaborative des acteurs et syndicats de la profession pour parler d’une seule voix, faire entendre nos combats et AGIR.

Ils sont  prêts à prendre des engagements clairs en matière de professionnalisation de nos agents, à nous doter de labels qualité garantis par des audits officiels. En contrepartie, nous demandons à nos clients de reconnaître ces labels et d’en respecter la valeur ainsi que celle de notre profession et de nos collaborateurs et par voie de conséquence d’accepter de la rémunérer à un prix correspondant à la réalité économique.

Ils appelent tous les acteurs du secteur à venir rejoindre notre collectif pour bâtir ensemble l’avenir de la profession.

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LES PROPOSITIONS DES PRINCIPAUX SYNDICATS ET DU CERCLE POUR LA SECURITE

La mission parlementaire chargée de la « définition du continuum de sécurité », a été officiellement installée par deux décrets du Premier ministre parus au Journal officiel le 20 mars. Cette mission a été confiée à deux députés En marche : l’ancien chef du raid Jean-Michel Fauvergue (Seine-et-Marne) et l’avocate Alice Thorot (Drôme). Une façon de respecter l’équilibre police-justice.

les deux députés sont chargés de réfléchir à « l’articulation des interventions respectives des forces de sécurité de l’Etat, des polices municipales et des acteurs privés de la sécurité »

Cette mission parlementaire à rencontré le SNES, l’USP et « le Cercle ». Voici leurs propositions:

http://securite.e-snes.org/wp-content/uploads/2018/05/15-propositions-snes-continuum-de-securite.pdf

http://usp-securite.org/wp-content/uploads/2018/06/USP_Versuneambitionpartagee_NoteParlementaires_2018.pdf

http://data.over-blog-kiwi.com/1/18/83/09/20180608/ob_0e034c_csp-continuum-de-securite-mai-2018.pdf

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Recrutements

Nous recherchons pour différents sites en Ile-de-France des agents de sécurité et des agents cynophiles.

Missions: accueil, contrôle d’accès, filtrage, rondes de surveillance …

– Vous êtes impérativement titulaire du CQP APS ou équivalent + carte pro surveillance humaine.

– Excellente présentation

– Vous possédez les capacités rédactionnelles nécessaires à l’établissement de rapport circonstancié. Votre prestance et votre professionnalisme vous permettent de faire appliquer à la lettre les procédures de contrôle d’accès. Une expérience dans la Police, Gendarmerie ou dans l’Armée serait la bienvenue.

– Vous devez parler couramment ANGLAIS !!!!!!!

Les candidatures se font uniquement par mail ou par courrier !!!!!

Adresse postal:

Lutèce sécurité privée

8 rue des bernardins 75005 Paris

Email: recrutement(@)lutece-securite.com

 

Type d’emploi : CDD,CDI

Formation(s) exigée(s) :

Langue exigée :

  • anglais

Certificat ou accréditation exigés :

  • CQP APS
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Nouveau collège du CNAPS

Le Collège du CNAPS s’est réuni le 5 mars 2018 pour procéder à l’élection de son nouveau président  pour le mandat 2018-2020. Valérie Derouet-Mazoyer a été élue à la présidence du Collège du CNAPS à l’unanimité, elle succède à Alain Bauer.
Le Collège a élu Stéphane Volant à la vice-présidence.
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Mise au point du CNAPS sur l’armement des agents de sécurité

 Le décret n° 2017-1844 du 29 décembre 2017 relatif à l’exercice de certaines activités privées de sécurité avec le port d’une arme prévoit l’armement en catégorie D (matraque, tonfas, lacrymogènes) et B (armes de poing) de certaines catégories d’agents privés de sécurité et d’agents de protection physique des personnes.

        Les arrêtés définissant le contenu de la formation de ces agents et le cahier des charges que devront respecter les organismes de formation qui seront autorisés par le CNAPS devraient être publiés dans les prochains mois. Les agents qui souhaiteront porter l’une ou l’autre de ces armes devront être autorisés par le CNAPS, pour exercer dans des entreprises habilitées par le CNAPS dans le cadre de missions, elles-aussi autorisées par le Préfet de département ou par le ministère de l’Intérieur.

Aucun agent de sécurité ne peut donc aujourd’hui exercer son activité avec une arme de catégorie D ou B sous peine de sanctions.

Aucun centre de formation ne peut réaliser de formations au maniement des armes de catégorie D ou B.

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LE CHOC DES ELITES II

LE CHOC DES ELITES II

Pour la seconde année consécutive nous avons été choisi par l’Association CPOSITIF afin de sécuriser « Le Choc des Elites » (2eme édition). Ce gala de boxe anglaise s’est déroulé au Gymnase Joliot-Curie à Drancy.

 

 

 

 

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FORUM DES TELECOMUNICATIONS

FORUM DES TELECOMMUNICATIONS

Pour la seconde année consécutive nous avons été choisi afin de sécuriser le Forum des Télécommunications (26e édition) qui se déroule au Parc des expositions de la Porte de Versailles et qui accueillera plus de 4000 visiteurs.

https://www.facebook.com/ForumdesTelecommunications/

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Rapport de la Cour des comptes sur le secteur de la sécurité privée et sa régulation par l’État.

Rapport de la Cour des comptes sur le secteur de la sécurité privée et sa régulation par l’État.

Le rapport pointe à juste titre le problème de l’atomisation du secteur, de la concurrence sévère qui conduit à des prix bas et des marges moyennes de 1%.

Le rapport reconnaît notamment que « Les donneurs d’ordre publics entretiennent la faible qualité des prestations fournies en retenant fréquemment à l’issue des appels à la concurrence les entreprises les moins-disantes et pas forcément les mieux-disantes.

Le rapport revient sur des insuffisances dans la régulation ou le contrôle de la profession de la part du CNAPS. Le renforcement du contrôle de l’accès à la profession, la lutte contre la fraude et la meilleure sécurisation des cartes professionnelles sont de la compétence exclusive du CNAPS et les entreprises sont demandeuses d’une véritable rigueur dans les contrôles afin que la carte professionnelle constitue une véritable garantie.

Les mesures ont été sans cesse renforcées au cours des dernières années, avec le soutien de la profession. La carte professionnelle sécurisée est ainsi déjà un projet avancé mais qu’il faut aussi financer.

Extrait:

 »  Par ailleurs, l’apparition d’une forme d’ubérisation de la profession, à travers le développement de plateformes numériques proposant des prestations privées de sécurité à bas coûts en dehors de toute réglementation, fragilise encore la fiabilité du secteur.  »

 

source: https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-02/05-activites-privees-securite-Tome-1.pdf

 

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Armement des agents de sécurité

Seront armés seulement 1000 ou 2000 agents, à terme, qui interviendront essentiellement dans des zones sensibles ou stratégiques, en appui de la police, de la gendarmerie et des militaires

Pour écouter ou (ré)écouter : JT TF1