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Armement des agents de sécurité privée « ASR » : arrêtés parus au JO du 7 octobre 2018

Source: legifrance
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Sécurisation de site événementiel

La protection des biens et des personnes lors de manifestations sportives, récréatives ou culturelles est une obligation des organisateurs. Que ce soit en plein air ou en salle, les mesures doivent être adaptées aux circonstances. Faire appel à une entreprise spécialisée dans la couverture des événements en tous genres est une solution pratique à laquelle de nombreux organisateurs ont désormais recours pour sécuriser leurs sites événementiels.

À chaque type d’événement correspondent des précautions particulières

Plusieurs éléments doivent être pris en compte lors de la conception du système de sécurité événementielle. Le nombre de participants ou de personnes (équipe organisatrice, bénévoles, etc.) présentes, les sites où la manifestation se tiendra (voies et lieux publics, propriété privée, etc.) ou encore son aspect lucratif ou non seront également considérés.

Quoi qu’il en soit, pour des événements de grande envergure, à partir de 1 500 personnes y compris le staff, le Dispositif Prévisionnel de Secours (DPS) doit être mis en place. En cas de risques de débordement du public, cette mesure peut être exigée par la police pour des petites manifestations. Si la sécurisation à l’entrée (fouille, palpation, etc.) s’impose, le recours à des agents de sécurité professionnels est recommandé. La police peut aussi être appelée en renfort si besoin est.

Par ailleurs, il faut savoir que tout événement doit être déclaré à la mairie et aux autorités compétentes dans des délais précisés par la réglementation de chaque collectivité. Les mesures de sécurité qui seront appliquées devront figurer dans le dossier de demande.

De nos jours, faire appel à une société de sécurité privée est une pratique courante des organisateurs d’événement. En confiant la conception et la mise en œuvre des dispositifs de protection des sites à des experts, ils peuvent se concentrer sur les détails concernant la planification et le déroulement de la manifestation.

Une entreprise de sécurité saura non seulement identifier les besoins au niveau de la surveillance et du maintien de l’ordre sur les lieux, mais aussi appliquer les mesures qui s’imposent. En fonction des cas, elle peut également s’occuper de la sécurité incendie, du secours aux personnes et des mesures antiterroristes.

Elle dispose des ressources humaines, matérielles et techniques/technologiques qui permettront d’optimiser la protection des biens et des personnes. Cependant, recourir à un tel professionnel ne décharge pas les organisateurs de l’assurance obligatoire pour leur événement. Cette dernière est d’ailleurs exigée par la loi pour couvrir les éventuels dommages relatifs aux incidents non maîtrisés.

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Les filières sécurité attirent de plus en plus d’élèves

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65% des Français se déclarent confiants dans la sécurité privée

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Rapport continuum de la sécurité 2018

Rapport continuum de la sécurité 2018

A. Mesures concernant le rétablissement de la confiance dans ce secteur

• S’assurer de la qualité des recrutements dans le secteur de la sécurité privée.
o Préciser les condamnations incompatibles avec l’exercice d’une activité professionnelle dans le secteur de la sécurité privée.
o Réaliser des enquêtes de moralité plus approfondies.
o S’assurer de la maîtrise de la langue française avant toute délivrance de carte.
o S’assurer que le candidat est résident français depuis un nombre minimal d’années (5 ans de préférence).

• Refonder la formation aux métiers de la sécurité privée.
o Poursuivre le travail de rationalisation et de contrôle des organismes de formation.
o Etendre le travail de contrôle aux personnels qui dispensent des formations.
o S’assurer que les formateurs bénéficient d’une habilitation.
o S’assurer que les formations intègrent pleinement les enjeux de déontologie des métiers de la
sécurité.
o Proposer des formations par bloc de compétences ouvrant l’accès à l’exercice de professions qui y correspondent.
o Faire de la prévention des cybermenaces une spécialité dans le domaine de la sécurité privée.
o Proposer un dispositif de formation adapté pour les unités cynotechniques privées intervenant
en matière de recherche d’explosifs.
o Intégrer des agents du CNAPS ou des forces de sécurité de l’État dans les jurys délivrant les titres professionnels.

• Encourager le développement de vrais parcours de carrière pour les personnels qui intègrent l’univers de la sécurité privée.

o Mettre en place des dispositifs de formation continue adaptés.

• Proposer dans le secteur de la sécurité privée des contrats à durée déterminée relatifs à la durée d’une mission et non plus à un temps délimité à titre expérimental pour une durée de 2 ans.
• Elaborer un référentiel de doctrine d’emploi concernant les activités de surveillance.
• Renforcer le management intermédiaire dans les métiers de la sécurité privée.
• Imposer une condition de garantie financière aux sociétés privées de sécurité.
• Encadrer fortement les règles de sous-traitance.
• Faire évoluer le paradigme en matière de passation de marchés publics en passant de la logique du moins-disant à celle du mieux-disant.
• Introduire un régime de responsabilisation solidaire des donneurs d’ordre.

o Selon les cas, ouvrir la possibilité de sanctionner les donneurs d’ordre en fonction des infractions commises.
o Ne pas traiter de manière différente les donneurs d’ordre publics et privés.

• Instaurer une logique de certification des professionnels et des sociétés qui ouvre des droits d’exercice différenciés.

o Délivrer des accréditations de différents niveaux pour les agents privés de sécurité et instaurer
une démarche de certification.
o Mettre en place des cartes professionnelles sécurisées qui feront mention des compétences
des agents.
o Introduire une révision périodique des habilitations et des cartes délivrées.
o Introduire un régime de classification des sites à sécuriser qui conditionne les droits et les devoirs d’exercice.
o Introduire dans les cahiers des charges des marchés de sécurité des clauses relatives à la
certification des personnels et des structures.

B. Mesures concernant la valorisation et la protection des agents de sécurité privée

Le secteur de la sécurité privée pâtit d’une image souvent médiocre. Il doit devenir attractif. La profession doit donc être valorisée et davantage protégée.
• Lancer une campagne de valorisation des activités privées de sécurité.
• Instaurer une agrafe « activités privées de sécurité » à la médaille de la sécurité intérieure.

• Assurer une protection renforcée pour les agents privés de sécurité.
o Sanctionner les outrages, agressions et injures prononcées à l’encontre des agents privés de
sécurité.

C. Mesures concernant les conditions d’exercice de la profession

La mission propose d’adapter certaines conditions de travail des personnels privés de sécurité sur trois points : l’armement, l’uniforme et l’équipement en moyens électroniques.

• Faire évoluer les conditions d’armement et de recours à une arme pour les agents privés de sécurité.
o Faciliter les modalités d’équipement des agents de sécurité privée en taser.
o Ne pas obliger les personnels concernés à porter leur arme de manière apparente.
• Rendre obligatoire le port d’un uniforme spécifique pour les agents privés de sécurité identique à toute la profession.
o Imposer un uniforme distinct de ceux portés par les policiers et gendarmes nationaux ainsi que les policiers municipaux.
o Sanctionner aussi bien le non-respect du port de l’uniforme que le port illégal d’un uniforme.
o Inciter à doter les agents privés de sécurité de moyens techniques modernes et connectés.
o Suggérer de doter les agents privés de sécurité de téléphones portables ou tablettes dotés de
moyens de géolocalisation.
o Ouvrir la possibilité de doter les agents privés de sécurité de caméras piétons.

D. Mesures concernant l’exercice de nouvelles compétences

• Inviter à associer les sociétés privées de sécurité ainsi que les donneurs d’ordre aux comités locaux de sécurité coordonnés par les services de l’État.
• Encourager l’utilisation des dispositifs privés de vidéoprotection pour les forces publiques.

o Porter à la connaissance des services de police et de gendarmerie l’installation de dispositifs
vidéo dans les établissements recevant du public afin d’encourager les synergies possibles.
o Favoriser l’installation de réseaux interconnectables.
o Prendre en compte les caméras des bailleurs sociaux dans les centres de surveillance urbaine.

• Envisager de confier à des sociétés privées des missions actuellement exercées par les forces de sécurité de l’État.
o Renforcer la collaboration en matière de gardes statiques, de garde et de transferts de détenus hospitalisés non dangereux, d’activités non régaliennes se déroulant dans les centres de rétention administratifs ou d’ivresses publiques et manifestes.
o Associer les sociétés privées de sécurité au transfert et au gardiennage des scellés.
• Renforcer la capacité des sociétés privées à intervenir dans le cas de levées de doutes.
• Associer davantage les sociétés privées de sécurité aux activités de protection de certaines personnalités.
• Conforter l’association de sociétés privées aux activités de sécurité routière.
• Examiner le renforcement des possibilités d’action des agents privés de sécurité en lisière des espaces publics.

o Renforcer les capacités d’intervention aux abords immédiats des espaces dont les agents privés assurent  la sécurisation.
o Permettre aux agents privés de sécurité d’intervenir sur la terrasse des restaurants.
o Favoriser les démarches de mutualisation et de coordination dans les centres commerciaux, les zones commerciales ou les zones industrielles.
• Ouvrir la possibilité pour les agents privés et les personnels assermentés de participer à des procédures simplifiées pour des petits délits qui entraînent un préjudice pouvant s’élever jusqu’à 200 €.

• Encourager, sur la base d’une expérimentation, la mutualisation des fonctions entre agents de sécurité incendie et agents exerçant des missions de sûreté dans les établissements publics de santé.

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Rapport parlementaire sur la police municipale et la sécurité privée

Piloté par les députés LRM Jean-Michel Fauvergue (Seine-et-Marne) et Alice Thourot (Drôme), le rapport comporte 78 propositions pour favoriser la « coproduction de sécurité » entre police et gendarmerie nationales, polices municipales et acteurs de la sécurité privée, sur fond de mise en œuvre de la police de sécurité du quotidien et de menace terroriste persistante.

L’obligation d’armer les policiers municipaux constitue l’une des propositions les plus saillantes de ce document même si, dédramatisent les deux rapporteurs, l’armement des policiers municipaux, longtemps objet de polémique, « entre progressivement dans les usages ». Les députés souhaitent, en outre, faciliter l’équipement des agents de sécurité privée en « taser ».

Selon des données de 2016 du rapport, 84 % des effectifs de police municipale (18 044) étaient déjà équipés d’une arme, quelle que soit la catégorie (de la bombe lacrymogène au calibre 38). 9 434 étaient dotés d’une arme à feu (44 % des effectifs). 1 804 étaient dotés de pistolets à impulsion électrique.

La sécurité privée, acteur incontournable

« Il ne s’agira pas nécessairement d’imposer l’armement permanent de tous mais bien d’acter le fait que tous peuvent être en situation de l’être », écrivent les deux députés LRM.

Parmi d’autres mesures visant à conforter la place des polices municipales dans le paysage sécuritaire français, les députés listent le développement de polices municipales intercommunales, la création d’une école nationale, mais aussi la possibilité de consulter directement, mais sous conditions, certains fichiers de police, y compris le fichier des objets et des véhicules signalés et le fichier des personnes recherchées.

En mai, le gouvernement avait donné son feu vert à l’accès des policiers municipaux et des gardes champêtres aux fichiers des immatriculations et des permis de conduire.

La mission parlementaire s’est également penchée sur « les mondes » de la sécurité privée (160 000 personnes), « un partenaire incontournable » mais aussi un secteur « éclaté » avec de « grandes fragilités » comme l’avait d’ailleurs souligné un récent rapport au vitriol de la Cour des comptes.

Pour lutter contre les abus, le rapport préconise un « encadrement strict des règles de sous-traitance » et « l’introduction d’une responsabilité solidaire pour les donneurs d’ordre ». Il propose aussi de confier ou d’élargir à des sociétés privées des missions actuellement confiées aux forces de sécurité de l’Etat, comme les gardes statiques, le transfert de détenus hospitalisés non dangereux, ou encore la protection de personnalités.

source: Le monde

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Guide pratique consacré à la sécurité incendie dans les ERP de type M

Dans le but de renforcer la sécurité incendie dans les magasins de vente et les centres commerciaux, le ministère de l’Intérieur a publié en décembre 2017 un guide pratique consacré au sujet. Ce document vise à faciliter la compréhension et l’application du nouveau texte de loi et à harmoniser les pratiques à travers le territoire national.

Nécessaire adaptation à l’évolution de la société et des attentes des consommateurs

Le guide est le résultat d’une concertation initiée en 2014 par le ministère de l’Intérieur et qui a réuni plus de 90 acteurs du marché. La mission « M » s’est attachée à réfléchir aux aménagements à apporter au règlement de sécurité incendie applicable aux ERP classés en type M, dont les magasins, locaux, aires de vente et les centres commerciaux.En effet, alors que la réglementation date de 1981, les établissements concernés ont opéré une transformation en profondeur pour s’adapter aux changements de la société et des nouvelles attentes et habitudes de consommation.
Dans le cadre de la sécurité de centres commerciaux, la prévention du risque d’incendie et de panique est un volet essentiel.

Document évolutif à destination de tous les usagers des ERP de type M

Le guide pratique relatif aux ERP de Type M s’articule autour de 3 axes : la conception, les dispositions constructives, les aménagements et les installations techniques. Plus de 40 articles du règlement initial ont ainsi fait l’objet de commentaires et/ou d’ajout d’informations.Il s’adresse à tous les professionnels intervenant aux différentes étapes de la conception / construction et de l’exploitation de ces lieux : concepteurs, maitres d’ouvrages, maitres d’œuvre, techniciens, exploitants, Responsable Unique de Sécurité, etc.À ce titre, les agents de sécurité incendie et de surveillance de ces établissements recevant du public doivent respecter et faire appliquer les mesures décidées et contribuer à l’amélioration continue du guide. En effet, le projet de refonte ayant été conclu avec succès, les intervenants de la mission M constituent désormais une cellule de veille en charge de centraliser les apports d’expertise et retours d’expérience, et le cas échéant, de réviser le guide.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter ce guide sur le site du Ministère de l’Intérieur.
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Assurer le gardiennage de chantier

 

Tout comme les bâtiments, les chantiers importants de construction ou de démolition doivent être gardés en prévention des cambriolages, des actes de vandalisme, mais également des accidents. En fonction des besoins de chaque entreprise,  Lutéce Sécurité Privée propose différentes solutions.

Différentes solutions pour sécuriser le chantier

Le gardiennage de chantier est indispensable pour protéger les biens et les personnes de risques divers : vol des équipements ou matériaux entreposés sur place, incendie, dégâts des eaux… À ce titre, une L-S-P peut détacher un agent sur le site de jour comme de nuit.

Alternativement, l’entreprise de construction peut demander que les vigiles assurent des rondes régulières sur le chantier. Bien que moins complète que la précédente formule, celle-ci permet la détection rapide de tout problème éventuel et une prise en charge rapide. Les dégâts potentiels sont ainsi limités.

Enfin, pour les clients qui ne souhaitent pas une présence sur les lieux, les nouvelles technologies permettent une surveillance à distance et en cas de déclenchement de l’alarme, les équipes de la société de sécurité interviennent physiquement.

En complément, elle est en mesure de prodiguer une formation préventive aux personnes amenées à travailler sur le chantier. L’objectif est de les sensibiliser à des gestes simples (débrancher les prises, fermer l’arrivée d’eau avant de partir, etc.) pour éviter les incidents « bêtes ».

L’importance de s’adresser à un expert de la sécurité

Pour un particulier ou un chef de chantier dans le BTP, il peut s’avérer difficile de réunir une équipe d’agents possédant les compétences nécessaires pour assurer la sécurité de chantier. Nous parlons d’équipe, et non d’un agent isolé, car il s’agit de garantir l’intégrité d’un site plus ou moins étendu 24 heures sur 24, y compris les week-ends et les jours fériés.

Pour bénéficier d’un service de qualité tout en maîtrisant les coûts, il est conseillé de faire appel à une entreprise de gardiennage sérieuse. Celle-ci emploie des professionnels formés pour repérer les comportements suspects (intrusion) et dangers divers (départ d’incendie…) et pour réagir d’une manière adaptée à la situation rencontrée.

Elle organise les rotations de ses employés, évitant au maître d’œuvre d’avoir par exemple à trouver un remplaçant de son agent de sécurité au pied levé si ce dernier est indisponible ou d’organiser l’intervention des pompiers, forces de l’ordre, secours, etc. si un incident survient.

Pour du simple gardiennage ou une protection plus étendue, ou encore la sécurisation d’un événement ponctuel, une société de sécurité met à disposition des particuliers et des entreprises des agents qualifiés et les technologies de surveillance les plus récentes.

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Différents types d’agents de sécurité

Que ce soit pour une entreprise, un espace de stockage, un magasin, un événement ou des particuliers, faire appel à une société de sécurité à Paris :

  • apporte une certaine sérénité ;
  • permet de se prémunir contre les tentatives de vol, de dégradation.

Cela donne aussi l’avantage d’avoir une équipe de professionnels à son service sans les contraintes de gestion.

Les agents de sécurité

Lorsque l’on fait appel à une agence de sécurité à Paris, il faut dans un premier temps bien définir ses besoins. En effet, il existe  plusieurs catégories d’intervenants dans ce secteur qui ont des attributions et des responsabilités spécifiques. Il est ainsi important de fixer précisément ce que l’on recherche.

Voici ici un petit guide qui vous apportera de nombreuses précisions sur les différentes catégories d’agents de sécurité.

Le CQP pour devenir agent de sécurité

Pour devenir agent de sécurité, il n’y a pas de formation spécifique préalable à obtenir, mais il faut être titulaire d’un certificat de qualification professionnelle d’agent de sécurité.

Son rôle consiste à :

  • faire appliquer les règles et les consignes qui sont applicables au site sur lequel il travaille ;
  • à garantir la sécurité des biens et des personnes.

Parmi ses attributions, citons entre autres :

  • l’accueil ;
  • l’assistance ;
  • le secours ;
  • la protection ;
  • l’alerte en cas d’incidents.

De nombreuses spécialisations sont également possibles.

A – Les agents de sécurité incendie

Dans ce secteur, il existe plusieurs niveaux de certification : le SSIAP 1, 2 et 3. Ceux-ci correspondent aux différents niveaux de responsabilité des intervenants.

1) Le personnel formé SSIAP 1 évolue sous la responsabilité d’un chef d’équipe et ses attributions sont :

  • la rédaction de la main courante ;
  • la surveillance et le contrôle du matériel sous leur responsabilité ;
  • l’intervention en cas d’incendie ;
  • la mise en place d’exercices d’évacuation.

2) Le chef d’équipe certifié SSIAP 2, quant à lui :

  • maîtrise le management de ses subordonnés ;
  • rédige les comptes rendus d’activité ;
  • met en place des formations ;
  • vérifie et intervient en cas de nécessité sur les systèmes de détection incendie (SSI) et d’extinction automatique ;
  • conseille les services de secours.

3) Le niveau 3 correspond au poste de chef de service sécurité incendie.

La maîtrise et la connaissance technique du feu, des différents matériaux, des règlementations et de la gestion des risques font partie de ses compétences. C’est également l’interlocuteur principal du client.

B – Les maîtres-chiens

Faire appel à un agent de sécurité cynophile est un très bon moyen pour garantir un haut niveau de sécurité.

Les attributions de ces intervenants sont :

  • la surveillance ;
  • l’intervention en cas de besoin.

La présence de ce type d’individus sur un site joue un rôle préventif et dissuasif majeur. Le chien est sensible et détecte les personnes ou les changements dans l’environnement de manière très efficace.

C – Le contrôle d’accès et l’événementiel

Ces deux domaines font aussi partie du domaine de compétence des agents de sécurité.

Ils peuvent ainsi :

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La Sécurité privée est un métier attractif mais contraignant

En bonne santé économique, le secteur attire de nombreux candidats. Mais il est confronté à un turnover important ainsi qu’à la difficulté à recruter des agents de sécurité, métier pourtant en tension. Peut-être est-ce le résultat d’une mauvaise connaissance des réelles attentes des entreprises.

Conséquence des attentats de 2015, le secteur de la sécurité privée s’est très nettement renforcé dès 2016, bénéficiant ainsi d’une augmentation du chiffre d’affaires global de 10,5% entre 2015 et 2016. « Le secteur de la sécurité privée compte environ 9 000 entreprises, dont les deux tiers sont unipersonnelles, détaille le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps). Elles emploient environ 170 000 salariés pour un chiffre d’affaires de 6,6 milliards d’euros. » Le métier est donc en tension et attire de nombreux candidats. En 2016, selon l’Insee, la profession a connu 7 500 créations nettes d’emploi.

Contraintes réglementaires

En application de l’article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure, l’activité de sécurité interne de l’entreprise impose que l’exploitant individuel ou la personne morale soit titulaire d’une autorisation administrative et que les salariés y participant, même non exclusivement, possèdent une carte professionnelle individuelle. « Le Cnaps détient une mission de police administrative qui vise à réguler l’accès au marché en soumettant toute personne, physique ou morale, souhaitant exercer une activité de sécurité privée à une autorisation, précise sa direction. Depuis 2016 et l’intégration du champ des organismes de formation, c’est ainsi l’ensemble de la chaîne de la sécurité privée qui fait l’objet d’une enquête administrative. » Celle-ci vérifie, pour les personnes physiques, l’aptitude professionnelle ainsi que la moralité du demandeur.
Besoin d’étendre le contrôle de moralité

A l’issue de l’enquête administrative, une commission locale d’agrément et de contrôle (CLAC), parmi les treize existantes sur le territoire national, décide de la délivrance ou non du titre. Elle peut aussi retirer ou suspendre une autorisation en cours de validité. « Ainsi, toute entreprise ou organisme de formation doit-il se voir délivrer une autorisation d’exercice ou une autorisation de fonctionnement pour les services internes de sécurité », résume la direction du Cnaps. En 2017, celui-ci a reçu 125 448 demandes et a donné une suite favorable dans 113 134 cas. Tous les cinq ans, ces autorisations doivent être renouvelées et nécessitent une mise à jour des compétences dans le cadre de la formation continue. « La carte professionnelle n’est, à ce jour, pas requise au sein de la filière incendie, regrette Claude Tarlet, président de la Fédération française de la sécurité privée. Nous espérons fortement, pour des raisons de prévention de la menace terroriste, qu’elle sera prochainement intégrée dans le champ du contrôle du Cnaps. Cela n’a pas de sens de contrôler les agents qui filtrent les entrées, quand ceux qui possèdent tous les accès aux secteurs les plus sensibles d’un bâtiment ne subissent aucun contrôle de moralité. »

Difficulté à recruter

Malgré la demande grandissante, les entreprises témoignent à l’unanimité de difficultés à recruter. « Agent de sécurité, c’est un métier considéré comme facile d’accès, qui exige seulement 140 heures de formation obligatoire, explique Daniel Bourdon, président de l’entreprise Avenir Sécurité, basée à Rennes (35), qui emploie une centaine de salariés et affiche un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros. Quand l’agent arrive à son poste, il faut compter entre deux et quatre jours de formation complémentaire sur site. Il s’agit, malgré ce que s’imaginent les candidats, d’un métier qui se professionnalise et je préfère parler de techniciens plutôt que d’agents. En outre, nombreuses sont les contraintes du métier : travail de nuit et de week-end. » La convention collective fixe un temps de travail maximum de 48 heures par semaine et 12 heures par jour. Elle garantit aussi un temps de repos de 11 heures entre deux vacations. Reste que ces contraintes sont mal perçues par les salariés. En 2016, 155 800 embauches ont été enregistrées dans les entreprises de la profession, soit un taux d’embauche de 93%, selon l’Insee. Les taux de départs sont également très élevés : 148 300 en 2016.

Compétences requises

Concernant les compétences clés, la probité est une qualité indispensable. Outre toutes les qualités attendues d’un entrepreneur, les dirigeants des entreprises privées de sécurité doivent maîtriser un environnement légal et réglementaire complexe, en évolution constante. L’encadrement, lui, doit connaître les sites, les objectifs et les contraintes opérationnelles des missions confiées par les clients. « Le métier premier d’un responsable d’exploitation ou d’un chef de poste est le respect du cahier des charges du client, argue Daniel Bourdon d’Avenir Sécurité, qui emploie six encadrants. L’entreprise a vendu une prestation et doit prouver au client que ses attentes sont correctement réalisées en termes de recrutement, de formation, de mise en place de l’agent et de son contrôle pendant la prestation ainsi que du matériel nécessaire. La traçabilité et la transparence de la mission étant notre priorité, nous avons développé avec la société B2O (Rennes) un logiciel qui permet au client de suivre la prestation et de vérifier, par exemple, que les deux rondes ont bien été effectuées dans la nuit, grâce à des pastilles NFC que flashe l’agent. »

Pour les agents, les capacités d’attention et de sang-froid sont essentielles. Les recruteurs apprécient leur capacité d’écoute, d’anticipation et de réaction. « En cas d’anomalie, le salarié doit analyser le degré de risque et réagir en conséquence, ajoute Daniel Bourdon. Appeler les pompiers, se tenir à leur disposition pour les guider, éteindre des alarmes techniques, empêcher une intrusion, éteindre un petit feu, baliser la zone pour éviter les sur-accidents. » Quant aux salaires, ils sont indexés sur une grille négociée de manière paritaire. Le principal coefficient d’entrée, le coefficient 120, offre un salaire mensuel de 1 482,51 euros bruts. Le niveau de compétence et l’ancienneté offrent une évolution dans la hiérarchie de la grille des salaires. Avenir Sécurité rémunère entre 1 800 et 2 000 euros bruts son personnel d’encadrement et entre 1 482,51 et 1 600 euros bruts ses agents. Comme dans beaucoup de métiers nécessitant d’assurer une présence permanente, les rémunérations augmentent considérablement pour ceux qui choisissent des plages horaires élargies ou des missions nocturnes.

Polyvalence nécessaire

Selon l’article L. 612-2 du Code de la sécurité intérieure, les missions de sécurité sont exclusives de toute autre mission. Ainsi les agents de surveillance ne peuvent-ils pas assurer des missions sans lien avec la sécurité comme le nettoyage ou autres travaux de maintenance. « Néanmoins, dans la pratique, il arrive que des missions annexes soient confiées aux agents, à la demande des clients, souligne Claude Tarlet. Nous souhaitons mieux reconnaître cet état de fait – tant qu’il demeure compatible avec la mission première – et valoriser à terme la polycompétence, synonyme d’élévation dans l’échelle sociale. » Mais cette tendance présente plusieurs problèmes. A commencer par l’absence de revalorisation de la rémunération et des frontières entre mission de sécurité et d’accueil commercial, par exemple, qui se font plus floues. « En pratique, les agents sont souvent inoccupés, reprend Daniel Bourdon. Des missions complémentaires, comme vérifier les positions de certaines vannes ou contrôler les températures, relever des cycles de machines, pendant la ronde du salarié, peuvent s’ajouter selon les demandes du client qui externalisent des fonctions auparavant effectuées en interne pour se décharger et pouvoir sanctionner le cas échéant. C’est un bras de fer constant avec le donneur d’ordres pour rémunérer ce type de missions. »
Source: infoprotection