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Recrutements

Nous recherchons pour différents sites en Ile-de-France des agents de sécurité (type portier).

Missions: accueil, contrôle d’accès, filtrage, rondes de surveillance …

– Vous êtes impérativement titulaire du CQP APS ou équivalent + carte pro surveillance humaine à jour.

– Excellente présentation

– Vous possédez les capacités rédactionnelles nécessaires à l’établissement de rapport circonstancié. Votre prestance et votre professionnalisme vous permettent de faire appliquer à la lettre les procédures de contrôle d’accès.

–  Parler une langue étrangère serait un atout

–   Expérience dans le domaine EXIGEE !!!!!!!

Les candidatures se font uniquement par mail ou par courrier !!!!!

Adresse postal:

Lutèce sécurité privée

8 rue des bernardins 75005 Paris

Email: recrutement(@)lutece-securite.com

 

Type d’emploi : CDD,CDI

Certificat ou accréditation exigés :

  • CQP APS
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Mieux structurer les métiers de la sécurité

Cyberattaques, menace terroriste, mouvements sociaux, violences urbaines, risques géopolitiques… La sécurité globale en entreprise réclame désormais que les métiers des directions sécurité-sûreté d’entreprise (SSE) se structurent pour affronter des défis de plus en plus complexes. Le Club des Directeurs de la Sécurité des Entreprises (CDSE) entend apporter sa pierre à l’édifice.

50% des entreprises interrogées mettent en place un département chargé du pilotage de la sûreté. © PwC
Au Club des Directeurs de la Sécurité des Entreprises (CDSE), la question des métiers est aussi centrale que celle de la sécurité en tant que facteur de création de valeur. Ressources humaines, fiches de poste, responsabilités et acceptabilité sociales, filières industrielles, stratégies de partenariat, évaluation de la performance économique des investissements de sécurité… « Tels sont les réflexions, les actions et les indicateurs qui sont au cœur des échanges dans nos Comex, nos Codir, nos comités de direction générale au sein desquels nos directeurs de la sécurité sont de plus en plus appelés à prendre la parole », a rappelé Stéphane Volant, le président du CDSE, lors de la 25e édition de son colloque annuel, le 18 décembre dernier à Paris. Parmi les quelque 700 personnes présentes figuraient notamment cinq ministres, dont Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, Gérald Darmanin, ministre chargé du Budget et Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur. Sujet du colloque : la sécurité au cœur du business.

Un thème bien choisi si l’on en croit l’étude mondiale annuelle de PwC menée auprès des dirigeants d’entreprises « 21st Annual Global CEO Survey ». En effet, l’enquête révèle que la menace terroriste est passée de la 12e place en 2017 à la 2e place en 2018 parmi leurs principales sources d’inquiétude. Les tensions géopolitiques se retrouvent, quant à elles, en 3e position, tandis que les cyber-menaces occupent désormais la 4e place des préoccupations des décideurs. Preuve que la sécurité-sûreté devient une branche clé pour les entreprises. A ce titre, 50% des entreprises interrogées mettent en place un département en charge du pilotage de la sûreté.

La sécurité au cœur du business

Co-construire un continuum de sécurité est une priorité du gouvernement. © Goron
« Il n’est sérieusement plus envisageable d’imaginer que nous soyons dans des mondes parallèles, des mondes distincts. […] Et l’État comme les entreprises que vous représentez font face, ensemble, aux mêmes menaces et aux mêmes enjeux », insistait alors Christophe Castaner. Il plaidait d’ailleurs également pour la co-construction d’un continuum de sécurité, véritable priorité du gouvernement, entre les services de police et de gendarmerie, les élus locaux, les polices municipales, les entreprises de sécurité privée, mais aussi en impliquant les citoyens et les entreprises privées.

« C’est un volet capital de la mise en œuvre de la police de sécurité du quotidien que nous construisons au plus près du terrain et pour laquelle nous aurons besoin des uns et des autres. » Cyberattaques, menace terroriste, mouvements sociaux, violences urbaines, risques géopolitiques… Assurer la sécurité globale en entreprise réclame désormais que les métiers des directions sécurité-sûreté d’entreprise (SSE) se structurent et se consolident pour affronter des défis de plus en plus complexes. Résultat, les directions SSE « évoluent vers un positionnement d’anticipation, de prévention, de protection et de création de valeur, en véritable partenaire économique », explique Julien Marcel, secrétaire général du CDSE.

Référentiel des métiers

Les missions de la SSE ne sont pas suffisamment confiées à des femmes. © Goron
Ce qui réclame des profils de plus en plus spécialisés, notamment aux postes d’encadrement de la SSE. D’ailleurs, parmi les compétences clés structurant la filière, 71% des membres des directions SSE ont un niveau Master et plus, et 62% ont un double diplôme, selon une étude de la commission Carrière, Emploi, Formation du CDSE, sortie en fin d’année 2018. A cet égard, la structuration de la filière passe également par l’exigence d’une connaissance approfondie de l’entreprise, une expertise métier élevée, de solides expériences opérationnelles et transverses… Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas que, dans 74% des cas, la direction SSE soit rattachée à la direction générale ou au secrétariat général de l’entreprise. Cependant, notons que la représentation féminine est très faible, avec 83% des emplois des directions SSE confiés à des hommes.

Pour attirer et fidéliser les futurs directrices et directeurs Sécurité-Sûreté Corporate, la filière doit donc construire des parcours de carrières et accentuer la féminisation de ses métiers. Dans cette optique, l’étude du CDSE a permis de créer un référentiel des métiers de la SSE, répartis en douze fonctions identifiées. A commencer par la gouvernance et le pilotage avec des postes de responsables SSE, directeur-directrice SSE et adjoint(e) SSE. Suivent les postes d’expertise, conseil et déploiement de la stratégie SSE en matière de gestion de crise et continuité d’activité, déplacements professionnels et mobilités internationales, intelligence-sécurité économique, protection de l’information, sécurité des systèmes d’information, sécurité des événements, lutte contre la fraude et protection des actifs matériels. A cela s’ajoutent les postes d’analyse SSE et de responsables sécurité-sûreté d’entités. « Inédit, ce référentiel peut servir à la fois aux directeurs SSE et aux entreprises privées de sécurité. A charge pour ces dernières d’intégrer tout ou partie de ce modèle », précise Julien Marcel.

Odyssée du CDSE Lab

Le CDSE Lab va organiser son Odyssée au Dernier Etage à Paris le 4 juillet prochain. © Le Dernier Etage
Outre le référentiel des métiers, le CDSE compte apporter sa contribution à l’innovation dans la SSE au travers du CDSE Lab, présidé par Julien Marcel, qui organise en partenariat avec Thales et ESCP Europe Business School « L’Odysée, confiance, nouvelles technologies et sécurité », le 4 juillet prochain au Dernier Etage à Paris. A savoir une expérience d’exposition qui se manifeste sous la forme d’un parcours d’environ 1h40. Objectif : découvrir les projets et technologies (Blockchain, Cloud, intelligence artificielle, Big Data, etc.) d’une quinzaine de startups et entreprises françaises qui ambitionnent d’apporter la confiance dans les relations économiques. « Le sujet n’est pas évident, car la confiance est un état psychologique : on ne décide pas d’avoir confiance. En revanche, on décide de prendre le risque d’avoir confiance. Il n’y a pas de confiance sans risque. La confiance est un état dynamique », souligne Yannick Meiller, professeur à ESCP Europe Business School. Parmi les startups, on peut notamment citer Effency, créée il y a deux ans, qui propose le premier coach digital en intelligence collective. « Nous articulons l’intelligence collective et la confiance en nous basant sur huit traits de caractère qui construisent la bonne collaboration », détaille Frédérique Chabbert, la fondatrice de la startup.

« Avec le parcours de l’Odyssée, les visiteurs vont changer d’univers toutes les huit minutes. La visite se fait par groupes de 10 personnes. De sorte que l’expérience soit encore plus forte pour les participants, précise Julien Marcel. Cette année, nous allons proposer un espace de networking et un Escape Game autour de la cybersécurité, ainsi qu’une salle à remonter dans le temps qui permettra de redécouvrir les meilleurs projets de l’édition 2018 basée sur l’intelligence artificielle. »

Source:Erick Haehnsen
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Sécurisation des boutiques et magasins

De nos jours, pratiquement toutes les boutiques, les magasins de grande distribution et les centres commerciaux sont équipés de systèmes de sécurisation divers. De nombreux commerçants optent désormais pour la mise en place de dispositifs de sécurité issus des dernières technologies dans leurs locaux. Néanmoins, malgré la fiabilité des équipements disponibles, la présence et l’intervention humaine demeurent inévitables.

A – La technologie au cœur des stratégies de sécurisation

Les vols à l’étalage (et des malfaiteurs de plus en plus inventifs) et les risques de hold-up et d’attentats connaissent une forte recrudescence.

Ainsi, les propriétaires de magasins et de centres commerciaux ne lésinent plus sur les moyens de sécurisation de leurs locaux et de leurs dépendances (parkings, toilettes, salles de stockage et même cabines d’essayage).

L’utilisation de dispositifs technologiques est notamment courante :

  • vidéosurveillance ;
  • détecteurs divers à l’entrée-sortie ;
  • traceurs collés sur les articles et retirés à la caisse ou à la sortie ;
  • systèmes de blocage des portes…

Mais bien qu’efficaces, ils restent complémentaires aux éléments de sécurisation humains.

La présence d’agents de sécurité est ainsi toujours fréquente dans ces lieux recevant du public, et leurs missions vont souvent au-delà de la simple surveillance.

B – Les attributions de l’agent de sécurité ont évolué

L’apparition des outils technologiques a redéfini les missions des préposées à la sécurité.

Que ce soit sur les sites professionnels, dans les ERP ou les zones commerciales, leur travail ne se cantonne plus uniquement à :

  • garder un œil sur les personnes présentes ;
  • détecter les agissements suspects ;
  • prévenir les autorités en cas d’incidents.

Aujourd’hui, les agents de sécurité accomplissent d’autres tâches, comme :

  • la surveillance des images des caméras ;
  • les fouilles à l’entrée ou à la sortie ;
  • la sécurité incendie.

D’autres sont autorisés à appréhender les suspects et à prendre les mesures qui s’imposent pour mettre les personnes à l’abri lors des alertes.

Ils sont par ailleurs équipés de moyens de communication et/ou d’équipements de défense, selon le degré d’habilitation de l’agence de sécurité privée qui les emploie.

C – La technologie ne remplace pas les compétences humaines

Du côté des clients, la majorité d’entre eux affirment être « plus sereins avec la présence d’agents de sécurité sur les lieux où ils font leurs achats ».

D’ailleurs, les commerçants, toutes catégories confondues, s’accordent à dire qu’« une stratégie de sécurisation efficace ne saurait se passer de l’intervention de l’humain ».

Les caméras, détecteurs et traceurs ne remplaceront pas l’intuition et la vigilance dans les boutiques physiques. L’exploitation des images et des informations recueillies sur les lieux d’un incident requiert également une analyse et une compréhension typiquement humaine.

À noter cependant que, pour le commerce en ligne, le système de traçage reste actuellement le meilleur moyen de sécuriser les articles tout au long de la supply chain.

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Le marché de la sécurité privée est porté par le besoin croissant en matière de sûreté

Avec la recrudescence des incidents de sécurité (cambriolages, vols à l’étalage, attentats…), le recours à la protection privée des biens et des personnes s’est fortement accentué. Cela a eu pour principale conséquence une forte hausse de l’activité pour les entreprises du secteur. Revers de la médaille : l’essor du marché s’est accompagné de quelques soucis, notamment une concurrence anarchique.

1 – Une situation favorisée par le sentiment d’insécurité généralisé

Entreprises (toutes catégories confondues), organismes et institutions diverses ou commerçants… De plus en plus de professionnels décident de faire appel à des entreprises de sécurité privée pour assurer la surveillance et la protection de leurs locaux.

Un phénomène qui touche également les particuliers. Ces derniers sont aussi nombreux à recourir à des sociétés spécialisées pour protéger leur résidence, leurs biens ou leurs proches.

Par ailleurs, outre les vols avec effraction et le vandalisme, les attentats et les actes de malveillance ont accentué le sentiment d’insécurité des Français.

L’inquiétude généralisée a tout naturellement conduit à une forte hausse de la demande. Résultat : de nouveaux acteurs ont fait leur apparition sur ce marché.

2 – Une professionnalisation du secteur

Aujourd’hui, il est courant de croiser des agents de sécurité dans des locaux professionnels, mais aussi dans des endroits publics, voire sur des sites gouvernementaux. Leur rôle varie de la simple surveillance au contrôle d’accès et peuvent s’étendre à l’arrestation des malfaiteurs.

Des sociétés se sont spécialisées dans des secteurs spécifiques, comme :

  • la sécurité rapprochée de personnes ;
  • le gardiennage ;
  • la sécurité dans les ports et les aéroports ;
  • le transport de fonds et d’objets de valeur ;
  • la sécurité incendie ;
  • etc.

Dans certains cas, notamment lors d’événements ou dans les zones de manifestations où les risques de débordement du public sont élevés, ces professionnels viennent prêter main-forte aux forces de l’ordre.

3 – Vers un élargissement des domaines d’action de la sécurité privée

La concurrence exacerbée entre les sociétés handicape fortement le secteur. Cette rivalité est d’autant plus problématique avec l’apparition des plateformes numériques proposant des prestations de sécurité privée, lesquelles refusent souvent de s’astreindre aux réglementations régissant la profession.

De plus, certaines sociétés bradent leurs tarifs pour attirer les clients, au détriment de la qualité.

Quoi qu’il en soit, une expansion des domaines d’action des entreprises de sécurité privée peut être mise en œuvre selon des spécialistes.

Afin d’améliorer l’efficacité et le sérieux des acteurs du secteur, le développement de filières spécifiques relatives aux métiers de la sécurité a été proposé ainsi qu’un meilleur encadrement des professionnels.

Par ailleurs, les attributions du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), institution de supervision du secteur, sont à renforcer.

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L’armement de la sécurité privée

Le cadre règlementaire des nouvelles activités de sécurité armées

La loi n° 2017-158 du 28 février 2017 relative à la sécurité publique rénove le cadre législatif de l’utilisation des armes dans le secteur de la sécurité privée. Le décret n°2017-1844 du 29 décembre 2017 et les arrêtés du 28 septembre 2018 précisent les modalités de formation initiale et continue, d’acquisition, de détention et de conservation des armes, et de certification des organismes de formation.

Une nouvelle activité de sécurité privée est créée, permettant la réalisation de prestations de surveillance et de gardiennage avec l’utilisation d’armes de catégorie B et D (1° bis du L. 611-1). Les entreprises de gardiennage qui souhaiteront réaliser ces prestations devront créer une structure ad hoc et obtenir une autorisation spécifique, cette activité étant strictement soumise au principe d’exclusivité. L’emploi d’armes de catégorie B et D (3° du L. 611-1) est également rendu possible pour les agents de protection physique des personnes.

Enfin, les agents de surveillance humaine ainsi que les agents cynophiles pourront utiliser des armes de la catégorie D (1° du L. 611-1).

L’exercice de ces nouvelles activités de gardiennage et de protection physique armées est cependant restreint au cadre de missions autorisées par l’autorité administrative compétente (le préfet pour la surveillance et le gardiennage, le ministre de l’Intérieur pour la protection physique des personnes), justifiées par l’existence d’un risque exceptionnel.

Une formation initiale spécifique

D’une durée de 71 heures pour le maniement des armes de catégorie D (tonfas, matraques, aérosols), et respectivement de 139 heures et 157 heures pour le maniement des armes de catégorie B et D pour les agents de surveillance humaine et ceux de protection  physique des personnes, la formation à l’armement est, comme toutes les formations initiales de la sécurité privée, sanctionnée par un examen et par la délivrance d’une certification professionnelle reconnue par le ministère de l’intérieur.

Tout agent souhaitant se former au maniement des armes de catégorie B devra solliciter une autorisation préalable d’entrée en formation et ce, même s’il détient une carte professionnelle en cours de validité.

Le fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA) sera consulté, en sus des fichiers déjà interrogés dans le cadre de l’enquête administrative conduite par le CNAPS.

Des entraînements réguliers obligatoires

Les agents titulaires d’une carte permettant l’exercice d’activité armée sont soumis au suivi d’entrainements annuels réguliers : 2 séances de 7 heures pour les armes de la catégorie D et 4 séances d’1 heure pour les armes de la catégorie B.

Le suivi de ces entraînements et de la formation continue obligatoire (MAC) conditionnera le renouvellement de la carte professionnelle. La formation initiale et les entraînements réguliers devront par ailleurs être réalisés par les organismes de formation autorisés par le CNAPS.

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La sécurité incendie en entreprise

Tant que les salariés se trouvent sur le lieu de travail, leur sécurisation relève de la responsabilité de leur employeur. À ce titre, la sécurité incendie figure parmi les mesures à mettre en œuvre pour protéger les biens et les personnes sur les sites et les locaux professionnels. Les conséquences d’un tel incident étant souvent catastrophiques, il est essentiel d’apporter un soin particulier à la stratégie anti-incendie de votre entreprise.

Se doter des équipements de lutte contre le feu

En raison de la nature de leurs activités, certaines entreprises présentent un risque élevé d’incendie. Pour ces dernières, la conception et la mise en œuvre d’un plan de sécurité incendie demeurent obligatoires. Pour autant, ces mesures ne doivent pas être négligées par les autres secteurs.

Ainsi, les dispositifs de lutte contre le feu doivent être déployés dans les lieux où les risques sont les plus élevés.

Dans les endroits stratégiques comme les cuisines ou les laboratoires, il convient d’installer :

  • des extincteurs manuels ;
  • des appareils de détection de flamme, de chaleur ou de fumée ;
  • des outils d’extinction (sprinklage) et de blocage du feu, dont certains sont très performants et à la pointe des dernières innovations technologiques.

Des systèmes d’évacuation des personnes doivent également être prévus.

Le déploiement de ces dispositifs doit notamment être confié à des experts.

Mettre en place une stratégie de prévention

Quoi qu’il en soit, il ne suffit pas de se munir des équipements et des systèmes de lutte contre les incendies. Il faut également être en mesure d’empêcher leur apparition, ce qui reste la meilleure façon de limiter les dégâts. Les politiques de prévention font ainsi partie intégrante de la protection incendie en entreprise.

Parmi les moyens préventifs figurent notamment :

  • le respect des normes règlementaires en matière d’aménagement des locaux ;
  • le choix des matériaux de construction et des outils de lutte contre le feu.

La vérification et l’audit des installations anti-incendie sont à réaliser régulièrement et doivent être confiés à des spécialistes.

La formation du personnel sur les mesures à prendre en cas d’urgence ne doit pas être négligée.

Recruter des professionnels de la sécurité incendie

Enfin, le recrutement d’agents de sécurité incendie professionnels est recommandé. Ces experts disposent des compétences nécessaires pour assurer la protection de vos salariés et des personnes présentes dans vos locaux en cas d’apparition ou de propagation de feu. Certains sont également formés à la manipulation des systèmes anti-incendie.

Par ailleurs, ils peuvent dispenser des formations relatives aux précautions à prendre en cas d’incendie, notamment en ce qui concerne :

  • les manœuvres d’évacuation ;
  • les gestes à adopter pour se protéger contre les flammes ou la fumée ;
  • etc.
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Recrutements

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La sécurité des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024

Un événement sportif est réussi à trois conditions : que les supporters soient satisfaits, que les images soient belles et que rien de grave n’arrive. Pour que ces conditions soient réunies, la sécurité doit avoir deux qualités : elle doit être efficace et aussi discrète que possible afin que la fête soit à la hauteur des attentes. Paris 2024 sera un événement hors norme, nécessitant un dispositif de sécurité qui bouleversera les pratiques actuelles. Lors de la phase de candidatures, la sécurité a par ailleurs représenté un volet important du dossier.

Et chacun doit prendre sa part : les forces publiques, la sécurité privée et la technologie. Cette dernière doit permettre d’assister, dans leurs missions, l’ensemble des agents et d’assurer les missions de base pour replacer l’humain au coeur de tâches à valeur ajoutée. Ces technologies sont le plus souvent déjà existantes et ne présentent aucun risque. Cependant, leur emploi présente un certain nombre d’interrogations qu’elles soient sociétales, humaines ou éthiques. Et force est de constater que nous ne sommes pas en avance dans ce domaine en comparaison de certains de nos partenaires occidentaux.

« Convaincus qu’un équilibre existe entre la nécessaire préservation des libertés individuelles et le devoir dassurer aux onze millions de spectateurs et aux milliards de téléspectateurs que tout a été fait pour assurer leurs sécurité, les acteurs industriels de l’écosystème sécuritaire s’engagent et soulignent deux conditions pour que cet équilibre soit trouvé : que le débat soit transparent et offrir aux citoyens un bouquet de services à valeur ajoutée. » explique Philippe Gendreau, délégué général adjoint sécurité du GICAT.

Des enjeux économiques et d’image

Le sport est un élément fédérateur majeur de la société française puisque un français sur deux le pratique régulièrement. La France va organiser la Coupe du monde de football féminin en 2019, les Championnats d’Europe d’athlétisme en 2020, la Coupe du monde de rugby en 2023 et le JO de 2024. Ainsi la France, tout en portant très haut les valeurs du sport, assume sa place dans cette série des grands évènements sportifs internationaux, qui représentent un marché de cinquante milliards d’euros par an. Il s’agit donc d’une opportunité majeure pour positionner les entreprises françaises. À cet effet, a été créé une filière de l’économie du sport en 2015 dont l’objectif est de regrouper l’ensemble des entreprises françaises qui participent, à un niveau ou à un autre, à la construction de l’économie du Sport : BTPistes, équipementiers, chercheurs, start-up, entreprises de sécurité… En découle de formidables opportunités en termes de création d’emplois, de développement commercial mais aussi de développement à l’export des entreprises tricolores, les Jeux étant une vitrine aux yeux du monde entier de l’excellence française qui pourrait, et devrait, être à l’honneur ! « La France dispose d’un savoir-faire éprouvé et de la technologie destinée et adaptée à la sécurisation des grands événements. Les JO de 2024 sont une excellente occasion pour la filière sécurité française de gagner des parts de marché à l’international » souligne Coralie Héritier, Directrice Générale d’IDnomic « tout en fédérant et rapprochant les peuples et les cultures dans un esprit pacifique autour des valeurs douverture, de tolérance et de diversité. »

Des enjeux de sécurité

Plusieurs enjeux de sécurité sont liés à la préparation des Jeux dont l’analyse des risques et l’identification des menaces (terrorisme, accidents, ruptures des ressources technologiques, etc.). « Nous travaillons aujourdhui en effet sur un paramètre que nous ne connaissons pas : l’état de la menace dans cinq ans. Il sera particulièrement important de mesurer leffectivité de la menace, c’est-à-dire la probabilité quelle se réalise ou pas. Nous mesurerons aussi sa nature. Est-ce une menace endogène ? Quelle est son intensité ? Est-ce une possibilité d’attaque coordonnée et sophistiquée ? Nous devons envisager les pires scénarios pour se préparer correctement et nous donner les capacités de réagir. » souligne le Préfet Pascal Bolot, directeur de la protection et de la sécurité

de l’État, Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). « Nous allons également devoir concevoir des dispositifs de sécurisation sur une diversité de sites et anticiper la gestion de crise, assurer la sécurité particulière des personnalités et des compétiteurs, organiser la coopération internationale, penser les JO en termes de projet de transformation numérique tout en préparant la reconversion des dispositifs déployés après les Jeux. » ajoute Coralie Héritier, Directrice Générale d’IDnomic.

Des milliers de forces de sécurité mobilisés

Les chiffres annoncés par la Coordination nationale de la sécurité des Jeux (CNSJ) démontrent l’ampleur de la tâche. Les Jeux olympiques et Paralympiques de Paris 2024 accueilleront 17 000 athlètes et 12 millions de visiteurs sur une centaine de sites actifs en permanence. Si la France peut s’appuyer sur la réussite de l’organisation de la Coupe d’Europe de football de 2016, elle s’est engagée dans un nouveau challenge auprès du CIO, celui de garantir l’image des Jeux, marqués par la présence de nombreux chefs d’État.« Pour cela, le dispositif de sécurité s’appuiera sur trois piliers, que sont les forces de sécurité étatiques (30 000 policiers et gendarmes, et 10 000 militaires mobilisés), la sécurité privée (25 000 agents de la sécurité privée susceptibles d’être planifiés) et les innovations technologiques qui seront un atout majeur pour renforcer la sécurité de manière significative et, en même temps, limiter le déploiement des effectifs de l’État mais aussi de la sécuritéprivée. Ces forces en présence devront agir selon quatre lignes directrices, à savoir la gestion et la sécurisation des flux, lidentification automatisée d’un événement anormal ou dune menace, le durcissement des centres de commandement, et la cybersécurité. Les besoins sont clairement identifiés, mais certains freins demeurent » détaille le Préfet Lieutaud, Coordonnateur national pour la sécurité des Jeux Olympiques 2024.

Des contraintes et des freins à lever

Diverses contraintes subsistent en effet. La première est une contrainte juridique. De nombreuses innovations technologiques sont prêtes. Cependant, nous ne pouvons pas les mettre en oeuvre, car nous ne disposons pas les outils juridiques pour les déployer sur le terrain. En cela, le Parlement devrait être sollicité pour traiter des évolutions législatives nécessaires, notamment au sujet de la videoprotection intelligente et du recours à la reconnaissance faciale pour l’heure interdite dans l’Hexagone.

Par ailleurs, les Jeux olympiques ne seront pas un laboratoire : les matériels déployés auront été auparavant éprouvés et devront être opérationnels. « Dans la conception stratégique du plan de sûreté, aucun site ne sera sous-équipé et tous les sites devront bénéficier dun même niveau élevé de sécurité. Enfin, pour les matériels qui seront choisis, il faudra pouvoir les déployer sur lensemble du territoire national où se dérouleront les épreuves et surtout les maintenir en conditions opérationnelles pendant toute la durée des Jeux. » précise le Préfet Pierre Lieutaud.

Il s’agit là aussi d’une occasion de démontrer des nouveaux usages et nouvelles applications utilisant des technologies nouvelles.

Le sujet de la sécurité des JO 2024 s’inscrit donc dans la continuité des grandes préconisations sur les aspects sécuritaires des grands projets nationaux et européens de transformation digitale : le transport connecté, le smartphone et la mobilité numérique.

« Les Jeux peuvent être une vitrine formidable pour mettre en valeur les nouveaux projets liés aux véhicules autonomes avec par exemple le déploiement de navettes autonomes pour le transport des athlètes, des visiteurs. En réalisant une connexion avec des projets dinnovation existants et ayant déjà intégré le Security by design, nous serons en capacité de répondre aux exigences de sécurité et de fluidité attendus par les organisateurs » explique Coralie Héritier.

La notion d’identité numérique forte revient également au coeur des débats. « Si l’identité numérique tant attendue sur le sol national était mise en oeuvre, cela faciliterait le déploiement de nombreux services d’autant que nous nous orientons vers une harmonisation des CNIe en Europe. » ajoute Coralie Héritier. Il s’agit là aussi de l’image de la France qui devrait montrer le visage d’une nation en phase avec son temps et à la pointe des innovations dans le domaine du numérique.

L’exemple de la Fan ID en Russie

Les Russes ont créé une carte d’identité électronique pour l’ensemble des personnes qui venaient de l’extérieur. Elle a été diffusée à plus de 20 millions d’exemplaires. Cette carte contenait les visas que les policiers pouvaient contrôler, les places des matchs et la capacité, pour les personnes qui avaient souscrit à l’achat de cette carte, de se déplacer gratuitement sur le réseau russe ferré d’une ville à l’autre, ce qui permettait aussi à la sécurité russe de savoir où les spectateurs se rendaient. « Tout nest évidemment pas transposable, mais cela a visiblement été un grand succès. Il faut savoir que ce système sera conservé pour le Mondial du Qatar. Les Russes l’avaient déjà testé à Sotchi. Ils lont, depuis, amélioré. Il y a donc une piste intéressante a étudier. » témoigne le Préfet Bolot.

Des décisions attendues

Ces décisions attendues et structurantes seront nombreuses mais l’un des groupes de travail initié par le COFIS a pour l’heure identifié trois axes structurants pour lesquels des décisions rapides sont nécessaires : les réseaux de communication, le niveau d’utilisation de la vidéoprotection et la manière dont nous allons gérer les identités des personnes.

Il y a, a priori, trois types de populations qui pourront se trouver dans l’enceinte des Jeux. Le premier concernera les athlètes et tous les volontaires, c’est-à-dire la famille olympique, qui représente environ 300 000 personnes.

Le deuxième sera constitué des forces de sécurité, qui représenteront entre 90 000 et 120 000 personnes. Le troisième sera composé des spectateurs, qui seront environ 12 millions.

La gestion et la sécurisation des flux figurent donc parmi les grandes lignes directrices des travaux conduits par la CNSJ. 12 millions de spectateurs : à titre indicatif, pour une coupe du monde de football, le volume s’élève à 2 millions de spectateurs. « Nous devrons disposer dinnovation technologiques permettant de sécuriser les flux et les rendre plus fluides, cela apportera une vraie valeur ajoutée. Les conditions de sécurité seront optimales. » souligne le Préfet Pierre Lieutaud.

La vidéoprotection sera un atout incontestable. La technologie est capable d’identifier, de façon automatisée, un évènement, une menace particulière. La vidéo avancée permet de reconnaitre des situations comme une bagarre ou la détection de bagages abandonnés. Il ne s’agit bien là de détecter des situations, et non de savoir qui nous regardons.

Des tests sont actuellement réalisés au sein de la RATP ou dans les aéroports au cours desquels les responsables sont obligés de recourir à des agents de la RATP pour simuler des situations car la législation actuelle ne permet pas d’évaluer les technologies en conditions réelles.« Nous sommes donc dans une phase de test qui est encore très incomplète. Cela nest pas satisfaisant. » clame le Préfet Lieutaud.

Dans ce domaine, comme pour celui de l’identité, c’est une problématique que les autres pays européens abordent du point de vue des sciences humaines et sociales.

En termes d’acceptabilité de ces technologies, beaucoup de questions se posent. « La sensibilisation, la communication et l’anticipation seront donc essentiels. Des verrous technologiques devront également être levés à savoir sur la collecte,l’anonymisation et la fusion des données multi-sources » ajoute Coralie Héritier.

Par ailleurs, l’expérience utilisateur doit être pensée en lien avec la sécurité. Le spectateur veut être au cœur des Jeux et être acteur de l’événement sans y être physiquement présent. Il est en demande d’interaction, d’une expérience plus immersive, de plus de continuité entre ses différents appareils… « Nous devons grâce aux Smartphones et à nos technologies déployées, lui apporter des réponses valorisant l’expérience utilisateur en toute sécurité. » souligne Coralie Héritier.

« Nous pourrions par exemple offrir aux citoyens un bouquet de services en connectant notre système au système dobtention des visas, ou en imaginant des partenariats avec les transports en commun ; les tickets pourraient servir aussi de « Pass navigo », etc. Cette logique de « ticketfacial » ne relève pas dun futur lointain. TicketMaster devrait déployer un tel outil courant 2019 à grande échelle. » explique Philippe Gendreau.

Une société israélienne test par ailleurs le prototype avec un stade européen avec la ferme intention de le déployer. « C’est très nettement lavenir, en termes d’événementiel, davoir recours à la reconnaissance faciale, qui permettra de ne plus avoir à produire de billets pour certaines manifestations. Les JO de Tokyo l’utiliseront par ailleurs, comme le confirme les dernières déclarations officielles. » précise Philippe Gendreau et d’ajouter « L’existence dune base de données des acheteurs de tickets permettrait quant à elle « de faire la comptabilité » du COJO. Les technologies dont nous disposons à l’heure actuelle sont matures. Il ny a donc pas de risque technologique. La véritable question est désormais de savoir si nous serons à même de les utiliser. Or, nous sommes face à une exigence : prendre des décisions très rapidement, car la mise en place des équipements nécessitera du temps. Le développement des réseaux nouvelle génération devrait, à titre d’exemple, exigerprès de quatre ans pour la conception et le déploiement. »

Enfin, la cybersécurité constitue le dernier domaine sur lequel la CNSJ travaille ardemment.« C’est un sujet qui nous préoccupe aussi en raison du nombre considérable dattaques qui se sont produites à Pyeongchang, à raison de 20 attaques par seconde… » précise le Préfet Lieutaud.

Fiabilité, Performance et volumétrie

D’un point de vue technologique, 3 conditions essentielles devront être remplies : « celle de la fiabilité car nous n’aurons pas le droit à une seconde chance. D’où le le majeur de la maintenance prédictive, du cloud et de la virtualisation et la nécessité de rendre lexpérience utilisateur la plus fluide possible » explique Coralie Héritier. Il sera également question de performance dans la mesure où tout se passe aujourd’hui en temps réel et se base sur des systèmes agiles. Enfin, la volumétrie des données sera un challenge de taille « impliquant le big data, les systèmes interconnectés et l’intelligence artificielle » ajoute t-elle.

Les drones

Les drones représentent un autre atout majeur dans la sécurisation des grands évènements. La gendarmerie et la police françaises sont déjà dotées de matériels pour remplir des missions de sécurisation de sites, comme de lutte anti-drones.

L’objectif d’ici à 2024, et sur lequel nous travaillent actuellement les équipes du ministère de l’Intérieur, est bien de disposer de matériels plus accessibles, plus mobiles, moins chers et qui répondent à l’évolution perpétuelle de la menace.

« Aujourd’hui, le cadre réglementaire d’emploi est adapté à nos besoins. En revanche, en matière de mise en oeuvre de moyens de lutte anti-drone, des outils règlementaires renforcés seront rapidement nécessaires afin de circonscrire efficacement les actes malveillants. » souligne le colonel Jean-François Morel, chargé de mission auprès de la Direction des opérations et de l’emploi de la gendarmerie, spécialiste des drones et d’ajouter « Les cas d’intrusions sur les sites que nous protégeons sont de plus en plus fréquents mais le parc de drones de loisirs n’a parallèlement cessé de croître et compte aujourd’hui plus de 400 000 drones de ce typevendus chaque année.»

A ce titre, la gendarmerie a développé un dispositif « Infodrones » qui permettra grâce à l’immatriculation prochaine des aéronefs de plus de 800 grammes, de discerner les drones coopératifs, des drones malveillants. Un dispositif qui devrait être opérationnel d’ici à la mi-2019 et déployé auprès de l’ensemble des ministères en France (mais aussi des opérateurs privés), permettant une meilleure régulation des vols de drones et une diminution des fausses alertes.

En 2018, près d’une mission lutte anti-drone est engagée chaque jour par la gendarmerie. Elle dispose donc aujourd’hui de capacité de détection, d’aide à la décision et de neutralisation.

Le brouillage constitue l’un des processus de neutralisation avancés, comprenant la perturbation du signal de géolocalisation du drone afin de le désorienter. « Le numérique est au coeur de ces technologies, nous devons donc anticiper les menaces liées aux piratages informatiques, qui pourraient permettent de prendre le contrôle de lappareil,mais aussi d’étudier les projets innovants sur laperturbation des composants électromagnétiques. » ajoute le colonel. Lors de la dernière Coupe du monde, la Russie a enregistré des centaines de survols au-dessus des sites d’entraînement ou des stades. Comme la France lors de l’Euro2016, les Russes ont déployé des technologies de neutralisation des drones sur les villes qui accueillaient les matchs. Ils ont également eu à gérer les fan zones. « Pour garder le caractère festif de l’événement et ne pas empêcher l’existence de ces fan zones, ils ont sécurisé les lieux et se sont adaptés en temps réel, pour éviter les voitures béliers par exemple. Cette Coupe du monde, même si elle est bien moins importante que les JO, est une expérience à considérer. »souligne le Préfet Pascal Bolot. « La phase de récupération post-neutralisation est enfin elle aussi essentielle en termes de preuves scientifiques. Nous devons être en capacité de traiter plus rapidement les grandes quantités de données pour comprendre les éléments du survols, les motivations, et agir en conséquence. » ajoute enfin le colonel Morel.

L’expérience du Japon sera également très intéressante, d’autant plus que les Japonais verront se succéder eux aussi, la Coupe du monde de Rugby et les Jeux Olympiques. Une expérience dont il semble judicieux de tirer profit. « Il y a actuellement beaucoup de réflexion en Europe sur ces sujets et la France semble plutôt en avance. Nous travaillons beaucoup avec Europol et Interpol, il y a également le réseau ATLAS. Tous sont très impliqués et actifs. Le dialogue est aussi renforcé avec les acteurs industriels pour arriver à la concrétisation d’un aéronef répondant à nos attentes dici aux échéances fixées. »conclut le colonel Morel.

Un appel à manifestation d’intérêts autour de la lutte anti-drone sera par ailleurs lancé en France, par le SGDSN, au premier trimestre 2019.

La sécurité privée cristallisera les prochains débats

La nécessité pour la filière de sécurité privée de se réorganiser pour pouvoir répondre aux besoins de l’organisation est l’un des enjeux et des défis soulevés par l’ensemble des parties prenantes. Il s’agira de répondre aussi bien sur le nombre que sur la qualité des agents détachés pendant les Jeux, une problématique à laquelle Londres avait été confrontée lors des JO de 2012, avec le faux-bond de dernière minute de l’une des deux sociétés de sécurité.
Un sujet qui fera l’objet du prochain colloque organisé le 14 mai 2019 par la CNSJ dans le cadre de son cycle annuel Smart & Safe JO2024 au coeur de la Préfecture d’Ile-de-France.

Source SD MAGASINE Par Mélanie Bénard-crozat

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Audit de sécurité physique

La mise en place d’un système de sécurité efficace est une obligation qui incombe au chef d’entreprise. Il doit en effet veiller à la sûreté des personnes et des biens se trouvant dans les locaux de sa société. Il importe néanmoins de définir les réels besoins de l’entreprise avant d’instaurer des mesures de protection afin d’assurer l’efficience des systèmes de surveillance et d’alerte. Pour ce faire, la réalisation d’un audit de sûreté est recommandée.

A – En quoi consiste l’audit de sécurité ?

Réaliser un audit de sécurité consiste à vérifier la conformité des installations de surveillance.

Il s’agit entre autres :

  • du réseau de caméras de surveillance ;
  • du système d’alarme ;
  • des détecteurs (de mouvement et d’ouverture) ;
  • des dispositifs de contrôle d’accès (lecteurs d’empreintes, de badges, etc.).

Ce diagnostic doit être effectué par des experts de sécurité, lesquels vont également procéder au contrôle de l’efficacité du système de protection des biens et des personnes qui circulent à l’intérieur du ou des sites de l’entreprise.

Les auditeurs vérifient alors :

  • Le dispositif de contrôle des employés, des visiteurs, et des véhicules des prestataires ;
  • Les bâtiments ;
  • Les normes sécuritaires de prévention des incendies ;
  • Les sites de production et de stockage ;
  • Les plans de sécurité ;
  • L’environnement du site.

B – Évaluation des forces et faiblesses du système de sécurité existant

Pour évaluer les forces et les faiblesses du système de sécurité existant, ils réalisent des tests sur les installations (les caméras de surveillance, les capteurs…).

Ces experts doivent en outre s’assurer que le système de sécurité est efficace pour protéger le site contre les risques potentiels :

  • Les tentatives d’intrusion ou de cambriolages ;
  • Les cataclysmes naturels : inondations, tempêtes, séismes ;
  • Les défaillances des équipements garantissant le bon fonctionnement du système d’information (système de refroidissement, générateur de secours, et dispositifs de communication).

À l’issue des tests, les auditeurs informent le responsable de l’entreprise et formulent des recommandations visant à renforcer la sécurité des personnes, des infrastructures, mais aussi du système d’information.

C – Audit des moyens physiques déployés pour la sécurisation du site

L’audit couvre également les moyens physiques déployés pour assurer la sécurisation du site. Les prestations fournies par la société de sécurité chargée de cette tâche feront ainsi l’objet d’une étude.

Les auditeurs essaieront d’identifier les éventuelles failles :

  • nombre d’agents de sécurité insuffisant ;
  • nécessité de compléter le dispositif en place avec d’autres solutions ;
  • etc.

À noter qu’un audit de sécurité doit être réalisé conformément aux modalités énoncées dans les référentiels (APSAD D 83, guide de l’ANSSI, plan Vigipirate) et aux règlements et normes en vigueur (ISO 27 002…).

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Signature de la convention sur la sécurité dans les grands espaces commerciaux

Le 19/02/2019 a été signé une convention sur la sécurité dans les grands espaces commerciaux (Préconisation datant de … 2011 ! cliquez-ici pour voir)

Etait présent le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Intérieur, l’association “Alliance Commerce” (cliquez ici) ,le  Conseil National des Centres Commerciaux (cliquez ici) et Perifem (cliquez ici)  pour signer la convention sur la sécurité dans les grands espaces commerciaux !

A quoi sert une telle convention de sécurisation ?

Créé par la circulaire du 23 mai 2011 destinée à mettre en place une convention-cadre pour la sécurisation des grands espaces commerciaux. Ce texte  permet la mise en place d’un partenariat réellement opérationnel au plan local.

La mise en place de cette convention-cadre est à l’initiative de la préfecture, qui appréciera l’opportunité de passer pareilles conventions avec les représentants des centres commerciaux ou des hypermarchés de son ressort.

Les points forts pour les acteurs de la sécurité privée dans le “modèle” de cette convention-cadre transmise avec cette circulaire:

– Les coordonnées du représentant pour les questions de sûreté sont communiquées au correspondant police/gendarmerie – Mais aussi selon le lieu d’implantation du site,  au commissaire central, au chef de la circonscription de sécurité publique / au centre opérationnel et de renseignement de la Gendarmerie (CORG), ainsi qu’au chef de l’unité de Gendarmerie territorialement compétente.

– Utilisation de la même terminologie employée par les services de police et Gendarmerie, pour le signalement des faits relevés (dans un souci de transparence et de précision de l’analyse)

– Diagnostic de sûreté (approche globale et commune de l’analyse du risque, identification et examen des problématiques spécifiques, adaptation des préconisations).

– Élaboration de protocoles de signalement, d’échange et de circulation de l’information opérationnelle entre le directeur du site et les services de police/gendarmerie.

– Fixation d’objectifs communs précis, datés, quantifiés et mesurables visant l’amélioration et la pérennisation de la sécurité de l’espace commercial et de ses abords ( Le CLSPD conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, sera associé à cette démarche si elle existe)

– Mise en place de fiches réflexes et de bonnes pratiques (gestion d’un SDF/marginaux, mendicité agressive, présence de groupe à risques,…) pour la police/gendarmerie, service sûreté/sécurité des espaces commerciaux.

– Elaboration de protocoles identiques concernant les dispositifs d’alerte et d’intervention coordonnée entre le service de sûreté du centre commercial et le service de police/gendarmerie dont l’action doit demeurer complémentaire et rationnelle pour une meilleure réactivité et une plus grande efficacité

– Mise en place d’un règlement intérieur de sûreté: en partenariat avec les services de police/gendarmerie , il permettra de répertorier les dispositifs et moyens de sûreté existants, de conseiller les responsables et de valider les équipements ou les procédures (mise en oeuvre par le directeur du site).

 

Source:blog 83-629